LUTTE PROFESSIONNELLE
PRO-WRESTLING

Rick Martel

Pat Patterson

Édouard Carpentier

Gino Brito

Dino Bravo

Marc Blondin

Serge Jodoin

Paul Leduc
Rick Martel a commencé à lutter vers la fin des années 70. Il a suivi les pas de son frère Michel Martel, qui l'a amené à Calgary pour Stampede Wrestling. Ce fut le début des voyages pour Martel. Il alla ensuite en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Japon et en Hawaii où il a même été champion en équipe. En 1980, il fut champion en équipe avec Roddy Piper à la NWA Pacific NorthWest. Toujours en 1980, il gagna le 1er de 2 titres en équipe à la WWWF avec Tony Garea. Il lutta par la suite pour Lutte Internationale, où lui et son ami Dino Bravo faisaient la pluie et le beau temps. Il fut d'ailleurs champion en 1982. En 1984, il s'en alla vers la AWA de Verne Gagne. Martel y remporta le titre Mondial de la AWA face à Jumbo Tsuruta. Il le garda 1 an et demi avant de le perdre face à Stan Hansen.

Il retourna à la WWF par la suite, avec Tom Zenk, pour former la Can-Am Connection. Lorsque Zenk quitta la WWF, Martel eut comme partenaire Tito Santana, avec qui il a été champion en équipe en 1987 sous le nom de Strike Force. C'est en se retournant contre Santana que Martel fut pour la toute première fois un détesté de la foule. « The Model » Rick Martel était donc né.

Après quelques années en « Model », il arrêta de lutter pour finalement revenir en 1997-98 avec la WCW, où il a eu une rivalité avec Booker T, ce qui lui permit de remporter le titre TV de la WCW. Une blessure au genou l'a par contre forcé à prendre sa retraite.
Pat Patterson, Pierre Clermont de son vrai nom, fût entraîné par Pat Girard aux réputés Loisirs St-Jean-Baptiste. Patterson a commencé sa carrière en 1958 à Montréal avant de s’installer à San Francisco, où il fut l’une des plus grosses attractions du territoire pendant de nombreuses années. Lui et Ray Stevens sont d’ailleurs reconnus comme l’une des meilleures équipes de tous les temps. Ainsi, il fût plusieurs fois champion par équipe à San Francisco. Après un bref passage à la AWA, Patterson se dirigea vers la WWF à la fin des années 70, où il fut nommé le tout premier champion Intercontinental. Un des meilleurs matchs des années 80 implique d’ailleurs Patterson, alors qu’il affrontait Sgt. Slaughter dans un Boot Camp Match.

Au début des années 80, il s’aligna aussi avec Lutte Internationale, où il fut plusieurs fois champion en équipe. C’est par conséquent à Montréal qu’il eut une belle rivalité avec Raymond Rougeau. Toujours dans les années 80, il commença à travailler en arrière-scène à la WWF, où il a servi pendant longtemps de bras droit à Vince McMahon. Patterson avait eu un rôle semblable à San Francisco avec le promoteur Roy Shire. Tous les fans de lutte de la province se souviennent du « Brunch du Rêve du Québec », un segment de style « talk-show » où Patterson s’en donnait à coeur joie.

Il est également reconnu comme l’une des meilleures têtes de lutte de son époque et quelqu’un qui est très fort sur le côté psychologique d’un match de lutte. Ses dernières performances régulières à la télévision datent du début des années 2000, alors qu’il jouait un rôle plus humoristique, celui de subalterne à Mr. McMahon. Même si son implication à la WWE n’est plus ce qu’elle était, il demeure tout de même une figure très influente pour la lutte au Québec.
Originaire de France, Édouard Wieczorkiewicz y commença sa carrière de lutteur au début des années 50. Puis après la visite de 3 cousins du Québec, en l’occurrence Yvon Robert, Larry Moquin et Frank Valois,il arriva à Montréal en 1956 sous le nom d’Édouard Carpentier. Mais son arrivée ne fut pas de tout repos. Pour certains, comme le promoteur Eddie Quinn, il était trop petit. Pour d’autres, ses acrobaties dans le ring, grandement influencées par son temps passé comme gymnaste, ne cadraient pas dans leur définition d’un lutteur. Mais pour les amateurs de lutte, Édouard Carpentier est arrivée comme une bouffée d’air frais et son style de lutte faisait courir les foules. Durant les années 50 et 60, on s’arrachait les services de M. Carpentier. De Montréal à Los Angeles, tout le monde voulait sa part du « Flying Frenchman » ! Il a lutté contre les plus grands de son époque. Que ce soit contre Lou Thesz, Killer Kowalski, Buddy Rogers ou Maurice Vachon, Édouard remplissait les arénas et a établit plusieurs records d’assistance, dont à Montréal, sa ville d’adoption.

Arrivèrent les années 70 et l’aventure de Lutte Grand-Prix, la promotion de lutte pour laquelle M. Carpentier était actionnaire en compagnie entre autres d’Yvon Robert Jr et des frères Maurice et Paul Vachon. C’est d’ailleurs pour Grand-Prix qu’Édouard troqua pour la première fois ses bottes de lutte pour un micro. Les années 70 sont aussi synonymes de l’arrivée d’un autre Français, pour qui Édouard eut beaucoup d’influence, nul autre que le Géant Ferré.

C’est au début des années 1980, pour les promotions Varoussac, que M. Carpentier prit une retraite définitive du ring, mais non pas de l’action, alors qu’il devint la voix de la lutte au Québec. Qui ne se souvient pas de la célèbre phrase « À la semaine prochaine, si Dieu le veut ! » ? Il aura un rôle de commentateur et d’intervieweur également pour la WWF, alors qu’il sera au poste pour décrire l’un des plus gros événements de lutte de tous les temps, Wrestlemania III.

Il ne faudrait pas non plus oublier les qualités d’entraîneurs d’Édouard, qui forma plusieurs lutteurs au Québec, autant dans les années 70, 80 et 90. Édouard Carpentier ne devait venir à Montréal que pour quelques mois. Dans les faits, ces quelques mois sont devenus 54 années, M. Carpentier n’ayant jamais quitté Montréal depuis. Si les plus vieux parmi nous se rappellent du lutteur, que les plus jeunes se souviennent du commentateur, il est à l’unanimité l’un des athlètes les plus populaires de l’histoire du Québec.
Luigi Acocella, mieux connu sous le nom de Gino Brito est né le 18 mai 1941. Issu d’une famille de lutte réputée, Brito est considéré comme l'un des meilleurs lutteurs de l'histoire de la province en plus d'avoir été l'un de ses meilleurs promoteurs.

Dès l’âge de 16 ans, il lutte pour la promotion de son père, Jack Britton. Ce dernier avait popularisé dans les années 50 le concept des lutteurs nains. Brito débuta donc sa carrière en voyageant avec les lutteurs nains tels que Little Beaver, Sky Low Low, Pee Wee James, etc.

Il lutta par la suite aux États-Unis pour divers promoteurs, remportant même le titre par équipe de la WWWF sous le nom de Louis Cerdan, en équipe avec Tony Parisi. Il lutta également pour les As de la Lutte ainsi que pour Lutte Grand-Prix, où il fit équipe avec Dino Bravo.

Dans les années 80, il était l’un des propriétaires de Lutte Internationale, la dernière promotion locale à remplir le Forum de Montréal. Il a aussi été, pendant quelques années, le représentant de la WWF au Québec.
Adolfo Bresciano, mieux connu sous le nom de Dino Bravo, a fait ses débuts comme lutteur professionnel en 1971. Après un très bref séjour avec les As de la Lutte, il connaîtra ses premiers succès au sein de Lutte Grand-Prix alors que la guerre promotionnelle était à son sommet au Québec. Avec Grand-Prix, il deviendra champion par équipe avec celui qui l’avait introduit à la lutte, Gino Brito. Dans la seconde moitié des années 70, avec un territoire québécois qui ne fonctionnait plus aussi bien, Bravo lutta un peu partout ailleurs, entre autres à Los Angeles, dans le Mid-Atlantic et pour la WWWF de Vince McMahon Sr, où il remporta les titres par équipe avec Dominic Denucci.

C’est finalement avec les années 80 et Lutte Internationale que son statut de superstar prend forme. Que ce soit comme champion International, dans sa rivalité avec King Tonga ou dans ses matchs avec et contre Rick Martel, Bravo s’est établi comme la principale vedette du territoire et l’une des meilleures attractions aux guichets. En 1986, il quitta inévitablement la promotion dans laquelle il avait investi pour signer un lucratif contrat avec la WWF de Vince McMahon. C’est alors que les fans ont pu voir un Dino Bravo heel, les cheveux blonds, faisant équipe avec Greg Valentine et étant géré par Frenchy Martin et Jimmy Hart. Il a aussi fait équipe avec Earthquake dans une rivalité contre Hulk Hogan, dans ce qui fut parmi ses moments les plus glorieux au sein de la fédération américaine. Malheureusement, en 1993, à l’âge de 44 ans, il quitta ce monde beaucoup trop rapidement.

Dino Bravo est un nom qui résonne encore dans la tête des Québécois. Il aura fourni une multitude de souvenirs à toute une génération d’amateurs de lutte, tout en étant le principal champion à Montréal durant ces mêmes années. On se souviendra de lui comme l’un des lutteurs les plus populaires du territoire, l’un des hommes les plus forts que le milieu ait connu et sans contredit l’une des plus grandes vedettes de l’histoire de la lutte au Québec.
Marc Blondin a commencé sa carrière dans le monde de la lutte professionnelle en 1986. Il était alors un jeune animateur fringuant, avec une solide confiance en lui-même, tellement qu’il rappelait un jeune Vince McMahon. Alors qu’il s’occupait de la version francophone des entrevues pour la WWF, il était en compagnie de Vince McMahon, Mean Gene Okerlund, Hulk Hogan et le Géant Ferré pour la diffusion privée de certains Saturday Night Main Event, le seul Canadien à y être admis. Il était tellement bon que lorsqu’on décida de remplacer Édouard Carpentier, une légende comme lutteur et commentateur au Québec, c’est vers lui qu’on se tourna. C’est alors que Marc a commencé à utiliser une phrase qui encore aujourd’hui résonne dans la tête de tous les fans de lutte du Québec, « Soyez-y mesdames messieurs! ». La popularité de cette phrase venait de faire de lui un icône au Québec, rejoignant les Michel Normandin, Jean-Jacques Fortin et Édouard Carpentier.

Puis aux débuts des années 90 vint l’aventure de la WCW avec Richard Charland. Marc et Richard font même des tournées en province tellement le show est populaire, principalement grâce au fort charisme de Blondin.

Après un arrêt de quelques années, la WCW revient sur les ondes de RDS. Cette fois-ci, Marc décide de donner une chance à l’un de ses employés, Michel Letourneur, qui doit sa notoriété publique à Blondin. L’émission est aussi diffusée en France, où Marc retournera de façon régulière dans les années qui suivirent. D’ailleurs, si le Québec ne jouissait pas de son professionnalisme, l’Europe lui ouvrirait toute grande sa porte. Il travaillera aussi avec le lutteur Rick Martel, renforçant la prémisse selon laquelle tout le monde voulait travailler à ses côtés.

De plus, lorsque Jacques Rougeau présentait des combats aux Alouettes, c’est Marc qui rendait les combats encore plus intéressants alors qu’il faisait l’animation et la description de ceux-ci. Lorsque la WCW fut achetée par la WWE, Marc en profita pour se reposer quelque peu, lui qui avait tant donné au monde de la lutte professionnelle. Évidemment, lorsque l’idée de présenter TNA à l’antenne de RDS est survenue, un seul nom était nécessaire au succès de cette émission : Marc Blondin. Que ce soit avec Letourneur, Pierre-Carl Ouellet ou Sylvain Grenier, Marc est le seul à avoir tenu le fort de mains de maître.

Il réalisa aussi un rêve, celui de présenter un gala de lutte. En créant la ToW, Marc est devenu le promoteur par excellence au Québec, celui sur qui les autres prennent exemple et il a fait de sa promotion la meilleure en province. Il en est le propriétaire, le commissaire et s’il le voulait vraiment, il pourrait même être le lutteur numéro un de la compagnie tellement il a tous les talents et que rien n’est à son épreuve.

En terminant, Marc Blondin connaît l’une des plus belles et des plus longues carrières en tant que commentateur et animateur de lutte et ce, malgré le talent limité de ses co-animateurs. C’est donc avec grand plaisir que la ToW rend hommage et souhaite un bon 25e anniversaire de carrière à l’un des plus grands, Monsieur Lutte International, Marc Blondin!
Entraîné par le regretté et célèbre lutteur Édouard Carpentier, Serge Jodoin fait ses débuts avec Lutte Internationale au début des années 80. Il a alors la tâche ardue et ingrate de mettre en valeur les heureux élus de la direction et il devient rapidement l'un des meilleurs dans ce rôle. Son travail est finalement récompensé lorsqu'il est appelé à travailler pour la WWF en 1985. Au cours des quelques années qui suivront, il luttera contre des légendes telles que Bret Hart, Randy Savage, Jake Roberts et Terry Funk, tantôt en simple, tantôt en équipe avec entre autres l'un de ses meilleurs amis, Nelson Veilleux.

Après avoir lutté en Allemagne, au Japon et d'avoir fait partie des tournées de Jacques Rougeau au milieu des années 90, il décide de tirer sa révérance du ring. C'est alors qu'il travaillera avec le promoteur Henri Dostie dans la région de Drummondville, avant de devenir promoteur à son tour avec la CCW Montérégie. Par le fait même, il fondera sa propre école de lutte. Plusieurs lutteurs sur la scène indépendante québécoise sont d'ailleurs passés par l'école de Serge, dont l'actuelle championne Internationale Femmes Fatales Kalamity et l'actuel champion de la ROH, Kevin Steen. Il entraînera également la plupart des jeunes talents de la GEW en plus de s'associer avec la jeune organisation, lui donnant instantanément une crédibilité supplémentaire à travers la province.

Pour toutes ces raisons la TOW, en collaboration avec la GEW, est fière de rendre hommage à Serge Jodoin pour ses quelques 30 ans d'expérience dans le monde de la lutte professionnelle.
Après avoir été entraîné à la Palestre Nationale et aux réputés Loisirs St-Jean-Baptiste, Paul Leduc commence sa carrière de lutteur avec un personnage de Romain appelé Del Mimo El Gladiator. C’est sous ce personnage qu’il luttera au Mexique pendant trois années, sous la gouverne du promoteur Salvator Lutteroth. Mais ce n’est qu’une dizaine d’années après être revenu au Québec que les amateurs de lutte découvriront réellement Paul.

En effet, en 1967, il commence à lutter avec son frère Jos. Ensemble, ils deviendront au fil des années l’une des équipes les plus populaires de l’histoire du Québec. Qui ne se souvient pas du mariage de Paul dans l’arène, en décembre 1971, devant tout près de 15 000 personnes au Forum de Montréal? Toujours à l’affût d’une controverse, Paul et Jos Leduc seront les deux plus importants lutteurs à changer de camp, passant des As de la Lutte à Lutte Grand-Prix en février 1972, alors que les deux promotions sont en guerre. C’est d’ailleurs avec cette dernière qu’une page d’histoire de la lutte au Québec s’écrit, alors que la rivalité entre les frères Leduc et les frères Vachon remplira les arénas et deviendra la plus grande rivalité de l’histoire de la lutte québécoise.

Après avoir lutté dans plusieurs états américains, principalement en Floride et d’avoir été plusieurs fois champions par équipe avec Jos, Paul se retire en 1978. Mais son implication pour la lutte ne s’arrête pas là. Il fait quelques apparitions dans les années 80, guidera les débuts de la carrière de son fils Carl au milieu des années 90, deviendra le premier ancien lutteur à avoir une chronique régulière sur un site Internet et finalement, il fondera sa propre promotion de lutte en 2000, la Fédération de Lutte Québécoise, ou si vous aimez mieux, la FLQ, signe que la controverse fait encore partie de sa personnalité! Paul Leduc aura eu une carrière dans le monde de la lutte bien remplie, que ce soit en simple, en équipe, en arrière-scène - où il était à un certain moment l’homme de confiance de Johnny Rougeau - comme chroniqueur et comme promoteur, la FLQ étant l’un des meilleurs centres de formation que le Québec ait connu dans les dix dernières années.

C’est donc pour toute sa carrière dans le domaine de la lutte, carrière de plus de 50 ans, que la TOW est fière d’honorer Paul Leduc!